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Du procès de l’Erika aux surirradiés d’Epinal

mardi 27 mars 2007, par espo

Les conséquences du tout-anglais apparaissent parfois là où on ne s’y attend pas. La situation devient consternante lorsque la sécurité des personnes est en cause.

L’Erika n’a pas sombré à cause du tout-anglais, mais le procès qui se tient actuellement permet de découvrir une situation linguistique assez surprenante. L’un des prévenus, Jean-Luc Lejeune, coordinateur de mission de sauvetage, a décrit la grande misère des Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS). « Dans la mesure du possible, reconnaît-il, on essayait d’avoir des personnels capables de parler anglais. Il est vrai que certains avaient des problèmes de compréhension. »

Les 24 décés pour cause de surirradiation à l’hôpital d’Epinal sont-ils dus au manque de traduction en français d’une notice d’utilisation ? En tous cas, L’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) insiste bien dans son rapport du 6 mars 2007 sur le fait que les manipulateurs ne disposaient pas de notices en français des machines qui ont permis le surdosage.

On ne peut rapprocher directement la nature et les causes de ces accidents de ceux qui concernent l’aviation et qui ont parfois effectivement eu lieu à cause de l’emploi de l’anglais. Mais ces catastrophes nous amènent à avoir quelques doutes sur la façon d’appréhender le multilinguisme dans les domaines du sauvetage et du soin.

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