mercredi 22 septembre 2004, par espo
Depuis septembre 2004, des militants socialistes ont voulu reprendre l’initiative lancée par Jean Jaurès au Congrès de l’Internationale Socialiste de 1907, puis relayée par Léon Blum et François Mitterrand. Ces grandes figures du socialisme français ont affiché leur soutien à l’espéranto.
Il s’agit aujourd’hui pour nous, espérantophiles socialistes, de nous fédérer, pour que le Parti Socialiste devienne le fer de lance d’une communication internationale démocratique et équitable.
Dans la période de désignation du candidat et de mise en place d’un programme on devrait demander à chaque candidat s’il accepte de se battre :
pour l’équité linguistique en Europe et pour une langue européenne commune, seconde et accessible à tous ;
contre le mythe de "l’anglais facile" justifiant sa tentative de généralisation par dressage intensif de toute la population de 5 ans à la retraite , alors que c’est une langue très difficile à maitriser véritablement, (10000 heures d’études assidues selon Claude Piron, Le défi des langues),bourrée d’exceptions et donc qui va aggraver encore la fracture sociale ...De plus elle colporte insidieusement et majoritairement la culture de l’impérialisme U.S. et du néo-colonialisme financier, donc médiatique anglo-américain qui a tendance à laminer progressivement les autres cultures.
En conséquence nous demandons la reconnaissance de l’esperanto, qui a une culture et une histoire (article de Claude Piron) comme langue à option au bac, comme langue propédeutique dans le primaire qui faciliterait l’apprentissage des autres langues et comme langue pont et pivot, notamment pour les documents préparatoires des institutions européennes ou onusiennes.
Certains responsables socialistes se sont exprimés contre l’eo. A nous de les convaincre. S’ils persistent dans leur choix funeste du dressage intensif à l’anglais,contraire au bon sens et aux valeurs socialistes de liberté égalité fraternité équité, nous le ferons savoir à l’intérieur du PS
Quel mépris ! Et quelle ignorance... Les espérantistes français se réfèrent souvent, certes, à Claude Piron, qui, s’il n’est pas une autorité "morale" est un professionnel expérimenté de la traduction et de la psychologie...
Mais par contre, le mouvement espérantiste n’étant pas composé uniquement de français, cette langue a bien des soutiens hors de nos frontières. En Allemagne, Reihnard Selten, prix nobel d’économie par exemple. Marc Fettes ; linguiste en GB (ou aux USA ?). Et tant d’autres... Dire que Piron est "le seul" auquel les espérantistes se réfèrent est une magnifique contre-vérité.
Le seul problème est que les médias ostracisent l’espéranto, ce qui referme le cercle vicieux sur le mouvement, et renforce les représentations mentales erronées... Les "chiens de garde" sont très "efficaces" sur ce terrain, comme sur bien d’autres. Depuis l’été dernier, on a toutefois l’avis autorisé d’un "expert", qui a travaillé précédemment sur la question linguistique en Suisse, et chez nous, a remis un rapport intitulé "L’enseignement des langues comme politique publique" au HCEE.
Le jugement est nuancé, mais souligne trois choses :
Le grand danger (en termes d’équité et de démocratie) de succomber aux "sirènes" du "tout à l’anglais"
la nécessité de conserver le plus de diversité possible, en y mettant les moyens nécessaires.
l’intérêt sur le long terme d’informer le grand public et les décideurs politiques au sujet de l’espéranto, qui est la solution à la fois la plus équitable, efficace, économique pour tout le monde.
Voir http://citron-vert.info/article.php3 ?id_article=378
« Du point de vue économique, pour notre pays, comme pour tout pays non anglophone de l’Europe, ce dernier scénario serait incontestablement le meilleur : il éviterait tous les transferts inéquitables auxquels donne lieu le « tout-à-l’anglais » puisque chacun devrait consentir un effort symétrique pour traduire et interpréter entre la langue de communication internationale et sa langue maternelle, et il impliquerait des coûts d’enseignement moindres, l’apprentissage d’une telle langue étant plus aisé et plus rapide que celui de l’anglais et de tout autre langue, » Le gros malentendu réside en ce que, quand on prononce le mot "espéranto", beaucoup de gens croient que le but est de le substituer aux autres langues, alors que dans les faits cette langue fonctionne comme une propédeutique aux autres, et qu’il est quasi certain que si sa prévalence croissait, cela revifierait les langues considérées comme "mineures", (italien...) voire celles qui sont actuellement en "perte de vitesse", comme le français...
Voir en ligne : Tony’s tailor is rich
New York, Riyad, Bali, Djerba, Casablanca, Madrid, Londres, Charm-el-Cheik, ça ressemble à une litanie qui inciterait à se demander si Dieu n’est pas plutôt une créature diabolique inventée par l’homme... La motion adoptée par le congrès mondial de la Libre Pensée en faveur de l’espéranto donne l’occasion de rappeler l’existence du méfait religieux au moment où certains préconisent l’enseignement du fait religieux.
Croire ou ne pas croire...
Voltaire avait écrit : Si Dieu nous a faits à son image, nous le lui avons bien rendu . Une enquête sur les ravages comparés des croyances et de la drogue à travers l’histoire de l’humanité ne manquerait pas d’intérêt.
Dieu en surdose, une croyance en surdose, une doctrine en surdose, ça fait aussi des dégâts... Bertrand Russell avait écrit, dans Pourquoi je ne suis pas chrétien [1] (1927) : La croyance communiste en la dictature d’une minorité de vrais croyants a provoqué des abominations sans nombre. De la même façon, le chercheur et islamologue étasunien Ibn Warraq en est venu à écrire un livre intitulé Pourquoi je ne suis pas musulman [2]
Les religieux purs et durs, même s’ils représentent une frange très minoritaire, ont souvent donné raison à l’anarchiste Bakounine qui avait ainsi décrit le groupe terrible des croyants fanatiques et colères : Plus purs parce qu’ils sont infiniment plus sincères, ils sont en même temps et plus malfaisants, et beaucoup plus féroces et hypocrites. L’humanité leur est inconnue, brûlant d’un zèle ardent pour leur Dieu, ils la méprisent, ils la haïssent et ne demandent pas mieux que d’exterminer les hommes par milliers, par dizaines, par centaines de millier s.
Lors du congrès universel d’espéranto de Genève, en 1906, le Dr Zamenhof avait relaté les massacres qui s’étaient produits l’année précédente à Bialystok, sa ville natale : De toute évidence, la responsabilité en retombe sur ces abominables criminels qui, par les moyens les plus vils et les plus fourbes, par des calomnies et des mensonges massivement répandus, ont créé artificieusement une haine terrible entre les peuples. Mais les plus grands mensonges et calomnies pourraient-ils donner de tels fruits si les peuples se connaissaient bien les uns les autres, si entre eux ne se dressaient des murs épais et élevés qui les empêchent de communiquer librement et de voir que les membres des autres peuples sont des hommes tout à fait semblables à ceux de notre propre peuple, que leur littérature ne prêche pas de terribles crimes mais la même éthique et les mêmes idéaux que la nôtre ? .
Certes, l’abolition de la barrière des langues ne peut à elle seule résoudre tous les problèmes, en particulier les conflits d’intérêts.
George W. Bush, l’élu du complexe militaro-industriel étasunien, donne de Dieu une vision aussi caricaturale, grotesque et diabolique que Ben Laden, pur produit de calculs d’apprentis-sorciers de stratèges étasuniens.
L’Argentin Adolfo Pérez Esquivel, prix Nobel de la Paix 1980, ne se laisse pas abuser par la désignation de coupables d’un seul côté : Cependant, nous ne pouvons nous empêcher de signaler à nouveau que cette folie et cette violence, déchaînées dans le monde, ont quand même beaucoup à voir avec les politiques imposées par le terrorisme d’Etat des gouvernements qui méconnaissent les Résolutions des Nations Unies, le Droit International, les Pactes et les Protocoles et qui commettent les violations systématiques des droits humains, les tortures, les disparitions et les assassinats. [3]
Les deux pôles du décervelage
Albert Einstein a dit que les États-Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation [4].
Dans Décervelage à l’américaine [5], Herbert I. Schiller, qui fut professeur de communication à l’université de Californie, à San Diego, a décrit les procédés utilisés pour mener un peuple par le bout du nez. Il y a un véritable détournement de la science pour étudier les comportements et les conformer aux exigences d’un pouvoir qui ne connaît qu’un seul dieu : l’Argent.
Dans un article dénonçant la dérive publicitaire de Radio Canada, le philosophe Jacques Sénécal écrivait dans le quotidien québécois Le Devoir [6]. Avec cette tyrannie du « profit à tout prix », c’est toute une conception non seulement de l’art mais de la vie humaine elle-même qui est en cause. La logique de la maximalisation des profits est devenue si coercitive et si répandue dans la vie sociale et individuelle que je me demande parfois si le sens de la vie n’est pas, finalement, d’enrichir les actionnaires .
Auteur de Gandhi in indian village, M. Desai avait écrit, à propos de Gandhi : Il ne s’élève pas contre les machines allégeant vraiment le travail de l’homme, mais contre un machinisme abusif dont le ressort est l’avidité des profits. Bref, il voulait voir l’Inde échapper à la consommation forcée qu’imposent les régimes orientés vers ce qui cause les rivalités entraînant la misère et la guerre.
Hitler écrivait lui-même dans Mein Kampf : Grâce à des mensonges adroits, répétés sans relâche, il est possible de faire croire aux gens que le ciel est l’enfer, et l’enfer le ciel... Plus grand est le mensonge, plus promptement il est accepté. [7]
C’est bien ce qui se passe. Pour le soi-disant chrétien Bush, qui a lancé la guerre d’Irak à partir de mensonges, le sort de la planète et de l’humanité est bien moins préoccupant que le profit et le mode de vie des Étasuniens. Le dieu de Bush lave-t-il plus blanc que celui de Ben Laden ? Les deux ont un point commun : tout ce qui est humain leur est étranger.
Lorsqu’il est question de terreur, d’horreur, quand la méfiance et la haine s’installent et provoquent des incidents entre les peuples, entre les races, entre les croyants et les impies, les terroristes peuvent penser qu’ils ont atteint leur objectif. C’est le but recherché.
C’est leur fonds de commerce. L’horreur absolue, pour eux, c’est la bonne entente, la fraternité entre les peuples, les relations constructives et ce qui y conduit.
L’espéranto ne les intéresse pas Les manifestations fanatiques et aveugles de leur foi poussent à la non-croyance. Zamenhof, qui se définissait libre croyant, a connu cette situation.
Henri Masson
[1] Édition française : Pauvert, coll. Libertés n°11, 1960
[2] Éditions L’Age d’Homme (Lausanne, 1999)
[3] Service Paix et Justice (SERPAJ)
[4] Citation attribuée aussi à Georges Clemenceau.
[5] http://www.monde-diplomatique.fr/19.... Paru aussi en espéranto sur le site de LMD.
[6] Article intitulé Culture et mercantilisme : le décervelage à l’oeuvre. http://www.ledevoir.com/2005/02/25/...
[7] Cité par Martin Luther King dans La force d’aimer. Paris : Casterman. 1963
La motion suivante a été adoptée par le congrès de la Libre Pensée qui s’est tenu le 4 juillet 2005 au Conseil Économique et Social, à Paris.
Le Congrès mondial de la Libre Pensée, considère que la barrière des langues entrave l’échange direct d’idées, d’expériences et d’informations dans le combat pour la liberté de la pensée, contre l’obscurantisme, l’exploitation des croyances et des superstitions, et que, dans une perspective de progrès social, sans nuire à la diversité et à la richesse linguistique et culturelle, cette entrave doit être abolie par l’usage d’une langue libre de tout lien avec quelque puissance que ce soit, anationale, accessible et équitable. estime que la mise en oeuvre d’une solution accessible, équitable et efficace pour la communication linguistique entre les peuples fait partie des urgences de notre temps ; il appelle à la prise en considération, dans ce rôle, de l’espéranto, dont le champ d’application est déjà très étendu, et qui a fait l’objet de nombreuses recommandations de personnalités et d’organisations parmi lesquelles l’Unesco. appelle ses adhérents et sympathisants à s’engager dans une action volontariste d’échanges sans frontières et d’abolition rapide des barrières de langues afin de s’opposer efficacement à l’exploitation rationnelle de l’irrationnel, du mystère, de la crédulité, des superstitions, de la naïveté.
Veut-on construire une Europe où la majorité des Européens pourraient se comprendre et se parler par une Langue Internationale Equitable Neutre et Facile, le LIEN facile.
Ce LIEN facile n’est contre personne et est l’allié du français et de toutes les langues européennes et du monde. Le LIEN facile a fait ses preuves depuis plus d’un siècle, malgré les prohibitions et persécutions (beaucoup de partisans du LIEN facile ont été exterminés dans les camps nazis et staliniens...) .
Ceux qui savent que le LIEN facile est 10 fois plus rapide à apprendre que des langues nationales comme l’anglais chechent à faire partager leurs connaissances. Ainsi Tolstoi, qui avait appris à lire cette langue en trois heures l’avait déjà recommandé en son temps. Le tsar l’avait alors interdit.
Leurs revendications politiques sont très modestes et n’entrainent aucun coût supplémentaire mais permettraient de faire quelques économies et surtout supprimeraient le statut de citoyens de seconde zone de 90% des Européens.
Le LIEN facile est bien sûr l’esperanto. Les trois revendications sont la suppression de la discrimination contre la reconnaissance de l’esperanto (Eo) en tant que langue vivante facultative au bac parmi une soixantaine d’autres. L’Eo est par exemple la quinzième langue sur plus de 250 avec plus de 50000 articles parus dans l’encyclopédie Wikipédia et a une culture propre transfrontières et une histoire démocratique.
La deuxième revendication est son introduction d’abord expérimentale à l’école primaire comme langue propédeutique aux autres langues. Toutes les expériences menées dans le monde sur ce point ont été très positives. Cette hypothèse est envisagée par le grand linguiste Claude Hagège qui déconseille l’anglais comme première langue étrangère dans le primaire.
La troisième revendication est la reconnaissance de l’Eo comme langue auxiliaire pont dans les instances de l’U.E. à côté des trois langues déjà reconnues (fr,en, de)pour les documents préparatoires de travail qui jouent un rôle très important. Ce serait une mesure d’équité élémentaire pour les 18 langues non reconnues. On sait que ces documents ne sont souvent présentés qu’en anglais à la Commission et la B.C.E. pratique le tout anglais.
Il a manqué 300 000 voix à Jospin. Son discours de Hong Kong assimilant l’anglais à un esperanto moderne lui en a coûté quelques dizaines de milliers car les esperantistes ont souvent de l’influence. Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Alors revenons aux souhaits de J.Jaurès, Léon Blum, et de F. Mitterrand d’avant 81.
Pour plus d’info tapez Google, Les socialistes pour l’esperanto ou http//ps-esperanto.ouvaton.org
Nous nous sommes retrouvés au départ par hasard quelques militants socialistes et esperantistes dans la section Léon Blum de Paris XI, environ mille adhérents. L’objectif est de sensibiliser les socialistes et la gauche en général au risque du tout anglais en popularisant notamment les conclusions des scientifiques comme le rapport Grin. Il s’agit aussi de maintenir et relever le drapeau de l’internationalisme sur le front linguistique à la suite de Jaurès .L.Blum, F.Mitterrand avant 81, mais aussi la meilleure tradition du SPD, du PSOE, du PSO autrichien etc...
La période actuelle est caractérisée par la révolution de l’information, Internet, la mondialisation économique et financière, le développement accéléré du tout anglais... La réponse à ce dernier ne peut être qu’à dominante politique. La discrimination linguistique au profit du tout anglais est anti-démocratique du fait notamment de la grande difficulté de l’anglais à un haut niveau ; elle aggrave la fracture linguistique, la fracture sociale et à moyen long terme profite à l’extrème droite , ce qui pourrait conduire à l’éclatement de l’Europe.
Il est donc de l’intérêt des travailleurs, citoyens et des socialistes de supprimer la discrimination contre l’esperanto dans l’enseignement en France, en soutenant la reconnaissance de l’esperanto (eo) comme langue facultative au bac ainsi que comme langue propédeutique accélérant l’apprentissage des autres langues dès le primaire. L’instauration de l’eo comme langue auxiliaire pont dans l’U.E. permettrait en quelques années aux simples citoyens de se comprendre sur un pied d’égalité et donc de créer une véritable citoyenneté européenne. La revendication de suppression de la discrimination contre l’eo n’est donc contre personne mais profiterait à tous. Une décision des institutions européennes acceptant l’eo comme langue auxiliaire pont serait un formidable encouragement au développement par l’accès potentiel de tous à une langue internationale. Ghandi a décrit la "torture" que constitue l’apprentissage de l’anglais pour les Indiens. Mais certains préfèrent, le plus souvent par manque d’information, le statu quo et ses conséquences comme les cinq millions d’enfants qui meurent chaque année par manque de soins et malnutrition.
En pratique il s’agit d’unir les efforts des socialistes sympathisants de l’eo au niveau national et d’informer nos adhérents et responsables.
Cordialement bernard Cornevin bcornevin@yahoo.fr
Mardi 24 février, au siège du Parti Socialiste, a eu lieu une réunion entre Harlem Désir, Député européen et responsable de l’Europe au Parti Socialiste et une délégation du mouvement espéranto composée de Claude Longue-Épée, Président d’Espéranto-France et membre du Comité d’EEU (Union Européenne Espérantiste), Philippe Bérizzi, Président de la fédération francilienne d’Espéranto-France et représentant de l’UEA (Association Universelle d’Espéranto) à l’UNESCO et Vincent Charlot, membre du comité d’Espéranto-France et également représentant de l’UEA à l’UNESCO. La réunion a duré trois quarts d’heure entre 11H00 et 11H45.
Après présentation de notre délégation par Vincent Charlot, Claude Longue-Épée transmet la charte proposée par Espéranto-France aux partis politiques démocratiques pour qu’ils puissent l’intégrer totalement ou pour une partie dans leurs programmes. Il insiste sur notre pragmatisme.
Philippe Bérizzi met l’accent sur la situation linguistique de l’Europe actuelle et future qui se dirige de plus en plus vers le monolinguisme (de l’anglais) comme langue européenne alors l’Espéranto est une langue-pont adaptée, non-hégémonique et neutre.
Harlem Désir souligne qu’un problème permanent en Europe concernant les langues des nouveaux états de l’Europe, les langues minoritaires et régionales est maintenant leur coût. Il y a également problème jusqu’à où aller dans la reconnaissance des langues régionales (par exemple, faut-il juger en breton en Bretagne ?). Le principal obstacle pour l’espéranto est qu’on le voit comme un nouveau concurrent et surtout un coût supplémentaire. Il souhaite savoir l’état actuel du mouvement Espérantophone.
Vincent Charlot indique que si le mouvement espérantophone n’est pas nombreux dans chaque pays, il agit dans de multiples pays (plus de 100). Philippe Bérizzi souligne le rôle fondamental de l’internet pour notre mouvement qui a repris vigueur grâce à internet.
Philippe Bérizzi montre d’abord la différence fondamentale entre une langue régionale et l’espéranto. Il insiste sur les qualités spécifiques de l’Espéranto qui n’exige pas la disparition des cultures et langues. Comme chef d’entreprise, il peut l’utiliser comme langue intermédiaire sur son domaine de travail à un prix bien inférieur. Il insiste finalement comme Vincent Charlot sur la valeur propédeutique de l’Espéranto.
Harlem Désir souhaiterait connaître nos contacts avec les partis politiques.
Vincent Charlot rappelle d’abord les propositions de loi du groupe socialiste en 1975 et en 1979 à l’Assemblée nationale et la lettre de François Mitterrand entre les deux tours de 1981 et la désillusion postérieure des espérantophones. Nous venons de rendre visite à Pierre Forgues, député socialiste.
Les Verts ont une commission Espéranto depuis plus de 10 ans et ont introduit une résolution favorable à l’Espéranto dans leur programme d’alors. Nous venons de rencontrer Gilles Lemaire.
Le Parti Communiste Français a déposé une proposition de loi en 1995 et 1997 à l’Assemblée Nationale et en 1996 au Sénat. Nous avons rendu visite au Parti Radical de Gauche ainsi qu’au Parti Radical (Valoisien). Avant le deuxième tour de 2002, Jacques Chirac a écrit une lettre très favorable et nous avions alors rencontré Jacques Toubon avant le vote. Ces promesses sont restées lettres mortes. Nos avons également mentionné nos contacts avec les eurodéputés. Il a brossé ensuite une brève histoire des contacts du Mouvement Espérantophone et de la politique.
Harlem Désir souhaite recevoir des documents sur ces éléments. Nous satisferons cette demande. Il souligne que l’un des acquis du gouvernement Jospin est que le Parti Socialiste ne promet plus sans être certain de tenir ce genre de promesses.
Claude Longue-Épée souligne notre pragmatisme et insiste sur notre demande d’expérimentation. Harlem Désir propose que nous prolongions notre rencontre d’aujourd’hui par un nouveau rendez-vous en mai dans lequel nous pourrons de nouveau discuter d’avancées concrètes.
Claude Longue-Épée offre à Harlem Désir un dossier contenant des documents d’Espéranto-France, des numéros de "Le Monde de l’Espéranto et quelques dépliants.
Esperanto
Mardon, la 24-an de februaro en la sidejo de Socialista Partio okazis kunveno inter Harlem Désir, eŭropa deputito kaj respondeculo pri Eŭropo en Socialista Partio, kaj E-delegacio konsistanta el Claude Longue-Épée, Prezidanto de UFE kaj komitatano de EEU, Philippe Bérizzi, Prezidanto de Francilia Federacio kaj reprezentanto de UEA ĉe Unesko kaj Vincent Charlot, komitatano de UFE kaj reprezentanto de UEA ĉe Unesko. La kunveno daŭris tri kvaronhorojn inter la 11H00 kaj la 11H45.
Post prezentado de nia delegacio far Vincent Charlot, Claude Longue-Épée transdonas la ĉarton proponitan de UFE al demokratiaj Politikaj partioj, por ke ili povu enigi ĝin aŭ parton de ĝi en siajn programojn. Li insistas pri nia pragmatismo.
Philippe Bérizzi insistas pri la lingva situacio de nuna kaj estonta Eŭropo, kiu pli kaj pli direktas sin al unulingveco (la angla) kiel eŭropa lingvo dum Esperanto estas taŭga, nehegemonia, neŭtrala pontolingvo.
Harlem Désir substrekas, ke konstanta problemo en EU pri lingvoj de novaj EU-ŝtatoj, minoritataj kaj regionaj lingvoj estas nun ilia kosto. Ankaŭ problemas, ĝis kie iri en agnoskado de regionaj lingvoj (ekzemple ĉu juĝi en la bretona en Bretonio ?). La ĉefa obstaklo por Esperanto estas, ke oni vidas ĝin kiel novan konkurenton kaj precipe aldonan koston. Li deziras scii pri la nuna stato de E-Movado.
Vincent Charlot indikas, ke se la E-Movado ne multas en ĉiu lando, ĝi agadas en multegaj landoj (pli ol cent). Philippe Bérizzi substrekas la fundamentan rolon de la Reto por nia E-Movado, kiu tute revigliĝis dank’al interreto.
Philippe Bérizzi unue montras la fundamentan diferencon inter regiona lingvo kaj Esperanto. Li insistas pri specifaj kvalitoj de Esperanto, kiu ne postulas malaperon de etnaj kulturoj kaj lingvoj. Kiel entreprenestro, li povas uzi ĝin kiel peran lingvon en sia laborkampo je multe malpli da kosto. Li fine insistas kiel Vincent Charlot pri propedeŭtika valoro de Esperanto.
Harlem Désir dezirus scii pri niaj kontaktoj kun politikaj partioj.
Vincent Charlot memorigas unue la leĝproponojn de Socialista Grupo en 1975 kaj 1979 en Nacia Asembleo kaj la leteron de François Mitterrand inter la du balotoj de 1981 kaj la postan seniluziiĝon de la esperantistaro. Ni ĵus vizitis Pierre Forgues, socialistan deputiton. La Verduloj starigis E-komisionon de pli ol dek jaroj kaj iam enigis rezolucion favoran al Esperanto en sian programon. Ni ĵus vizitis Gilles Lemaire. Franca Komunista Partio deponis leĝproponojn en 1995 kaj 1997 en Nacia Asembleo, en 1996 en Senato... Ni vizitis Maldekstran Radikalan Partion kaj Radikalan Partion. Antaŭ la rebaloto de 2002, Jacques Chirac skribis tre favoran leteron kaj ni renkontiĝis kun Jacques Toubon antaŭ tiu rebaloto. Restis tiuj promesoj tute ne plenumitaj. Ni ankaŭ menciis niajn kontaktojn kun eŭrodeputitoj. Li skizas poste historion pri kontaktoj de E-Movado kaj politiko.
Harlem Désir deziras ricevi dokumentojn pri ĉi-tiuj aferoj. Ni notas tiun peton kaj plenumos ĝin. Li substrekas, ke unu el la akiraĵoj de Jospin-a registaro estas, ke Socialista Partio ne plu promesas sen certi pri plenumado de tiaj promesoj.
Claude Longue-Épée substrekas nian pragmatismon kaj insistas pri nia peto starigi eksperimentadon.
Harlem Désir proponas, ke ni plidaŭrigos nian hodiaŭan renkontiĝon per nova rendevuo en majo, en kiu ni povos denove diskuti pri konkretaj antaŭeniroj.
Claude Longue-Épée donas al Harlem Désir dosieron enhavantan dokumentojn de Espéranto-France, numerojn de "Le Monde de l’Espéranto kaj kelkajn reklamilojn.
Fédération Espérantiste du Travail 115 rue Béranger F-92320 Chatillon
Compte-rendu de notre réunion avec Pierre Forgues le mercredi 4 février 2004 Protokolo pri nia kunveno kun Pierre Forgues merkredon, la 4-an de februaro 2004
Mercredi 4 février 2004 de 16H30 à 17H30, Pierre Forgues, député socialiste des Hautes-Pyrénées et Muriel Forgues, son assistante parlementaire, ont reçu à l’Assemblée Nationale, une délégation d’Espéranto-France composée de Claude Longue-Épée, Président d’Espéranto-France, membre du comité de l’EEU (Union Espérantiste Européenne), Vincent Charlot, membre du comité d’Espéranto-France et représentant de l’UEA (Association Universelle d’espéranto) à l’UNESCO, et Axel Rousseau, représentant d’Espéranto-Jeunes (JEFO). Pierre Forgues est député depuis1979, est constamment réélu dans sa circonscription de Tarbes et conseiller régional de la région "Midi-Pyrénées". Ils avaient apporté la méthode Assimil et le lexique de Michel Duc-Goninaz, qu’ils ont achetés à la FNAC. Claude Longue-Épée présente notre délégation et félicite à nouveau Pierre Forgues de son intervention du 6 janvier 2004 au cours du débat sur la "Diversité linguistique dans l’Union Européenne", qui correspondait totalement à nos propres analyses (1). Notre délégation est prête à répondre aux questions et à informer sur nos buts et nos actions. Pierre Forgues nous félicite d’abord d’avoir si bien suivi les travaux parlementaires et nous fait part de son sentiment sur la situation linguistique actuelle dans l’Union européenne. Il explique qu’il s’oppose entièrement à l’hégémonie linguistique et à l’imposition de la langue anglaise comme outil de communication internationale, mais ne cache pas son pessimisme et son quasi-désespoir face à la situation actuelle.
Il nous indique qu’il n’a jamais reçu de tout son mandat (de 1978 à maintenant) une seule demande d’Espérantiste et se désespérait de pouvoir les contacter. Il a conscience de notre faiblesse et c’est pourquoi il souligne la difficulté de notre tâche. Il nous conseille de faire du bruit, grand bruit auprès de tous les états-majors politiques. Claude Longue-Épée et Vincent Charlot informent de nos campagnes auprès des politiques, qu’Espéranto-France a initiées à partir de 1995 : Contacts avec les états-major politiques des partis démocratiques : PS, PCF, Verts, UMP etc... avec des résultats : Propositions de loi du PCF en 1995, 1996 et 1997, une commission "Espéranto" chez les Verts, lettre favorable de Jacques Chirac, Contacts au parlement Européen et réponses favorables d’une vingtaine d’eurodéputés français (sur 87) (et une centaine dans toute l’Union Européenne). notre campagne actuelle vers les partis et les listes pour l’élection européenne. Plus précisément sur le Parti Socialiste : Vincent Charlot a apporté la proposition de loi présentée en 1979 par le groupe socialiste ( avec également les radicaux de gauche). Pierre Forgues a immédiatement fait photocopier le document. Nous avons souligné que depuis de nouveaux événements ont eu lieu (la résolution de l’UNESCO en 1985 et la venue d’Internet). Vincent Charlot a montré la désillusion des espérantiste, vu que les socialistes n’ont pas tenu leur promesse.
Il termine, en disant que depuis six mois, nous attendons vainement une rencontre avec Harlem Désir, pourtant favorable à l’Espéranto et chargé par François Hollande de nous recevoir.
Pierre Forgues comprend notre désillusion et critique un peu notre silence. Il insiste pour que nous écrivions de nouveau et que nous persistions dans nos efforts pour ce rendez-vous. Il est prêt à nous aider. Notre délégation a répondu ensuite aux questions sur la langue de Pierre Forgues et de son assistante parlementaire.
Axel Rousseau montre la richesse de notre vocabulaire grâce au système de l’agglutination. Il répond à la question sur le risque de dialectisation de l’Espéranto et souligne la constance de la langue et son évolution. C’est pourquoi, tous se comprennent dans nos événements. Il souligne aussi la diffusion de l’Espéranto par internet, moyen très utilisé chez les Espérantistes. Claude Longue-Épée ajoute que nous ne souhaitons absolument pas imposer l’Espéranto à tous et contre les autres langues (Il parle du reste le picard et apprécie que Pierre Forgues s’intéresse au gascon. Pierre Forgues répond, qu’un de ses collègues du PS parle parfaitement le picard.), mais que nous demandons une étude loyale de l’espéranto et une expérimentation dans quelques collèges et lycées. Il avait souligné auparavant que nous n’aurions pas les forces nécessaires pour le faire à grande échelle.
Claude Longue-Épée offre à Pierre Forgues des dépliants d’information d’Espéranto France, un ouvrage , les deux derniers numéros de "Le Monde de l’Espéranto", et explique trois autres textes qu’il donne : "La charte de Grésillon", la pétition aux parlementaires européens et une déclaration d’EEU (Union Espérantiste Européenne. Muriel Forgues regrette que nous lui n’ayons pas donné les textes en Espéranto et Pierre Forgues a souhaité également entendre de l’espéranto. Il est convenu de rester en contact par internet sur lequel veille Muriel.
Esperanto
Merkredon la 4-an de februaro 2004 ekde la 16H30 ĝis la 17H30 Pierre Forgues, socialista deputito de Altaj Pireneoj kaj Muriel Forgues, lia parlamenta helpantino akceptis en Nacia Asembleo delegacion de Espéranto-France konsistantan el Claude Longue-Épée, Prezidanto de Espéranto -France, Komitatano de EEU, Vincent Charlot, komitatano de Espéranto-France kaj reprezentanto de UEA ĉe Unesko, kaj Axel Rousseau, vicprezidanto de Espéranto-Jeunes (JEFO).
Pierre Forgues estas deputito de 1979 kaj konstante reelektiĝis en sia distrikto Tarbes kaj regiona konsilanto en regiono "Midi-Pyrénées" (Sudo-Pireneoj).
Ili alportis asimilmetodon kaj leksikon de Michel Duc-Goninaz, kiujn ili aĉetis en FNAC.
Claude Longue-Épée prezentas nian delegacion kaj regratulas al Pierre Forgues pro lia interveno de la 6-a de januaro en debato pri "Lingva diverseco en Eŭropa Unio", kiu tute kongruas kun niaj propraj analizoj (1).
Pierre Forgues unue gratulas nin, ke ni sekvis tiel bone la parlamentajn laborojn kaj indikas sian senton pri la nuna lingva situacio en Eŭropa Unio.
Li klarigas, ke li tute kontraŭas lingvan hegemonion kaj trudon de la angla lingvo kiel internacia komunikilo, sed ne kaŝas siajn pesimismon kaj preskaŭ malesperon pri la nuna situacio.
Li indikas al ni, ke li neniam ricevis dum sia tuta mandato (1978 ĝis nun) iun peton de Esperantistoj kaj malesperis iam povi kontaktiĝi kun ili. Li konscias pri nia malforteco kaj tial substrekas la malfacilon de nia tasko. Li konsilas, ke ni bruu, eĉ bruegu ĉe ĉiuj politikaj staboj.
Claude Longue-Épée kaj Vincent Charlot informas pri niaj kampanjoj al politikistoj, kiun UFE starigis de 1995 : kontaktoj kun politikaj staboj de demokratiaj partioj : SP, FKP, Verduloj, UMP ktp... kun rezultoj : Leĝpropono de FKP en 1995, 1996 kaj 1997, Komisiono "Esperanto" ĉe la verduloj, favora letero de Jacques Chirac,
kontaktoj ĉe Eŭropa Parlamento kaj favoraj respondoj de dudeko da francaj eŭrodeputitoj (el 87) (kaj cento en tuta Eŭropa Unio). nia nuna kampanjo al politikaj staboj kaj listoj dum kaj post eŭropa voĉdonado. Pli precize pri Socialista partio : Vincent Charlot alportis la leĝproponon prezentitan en 1979 de la socialista grupo (ankaù kun maldekstraj Radikaluloj). Pierre Forgues tuj fotokopiigis ĝin. Ni substrekis, ke de tiam okazis novaj eventoj (Rezolucio de Unesko en 1985 kaj alveno de Interreto]. Vincent Charlot montris la maliluziiĝon de esperantistaro, ĉar la socialistoj ne plenumis tiam sian promeson. Li finas, rakontante ke de ses monatoj ni atendas vane renkontiĝon kun Harlem Désir, tamen favora al Esperanto kaj komisiita de François Hollande akcepti nin. Pierre Forgues komprenas nian seniluziiĝon kaj fakte kritiketas nian silenton. Li insistas, ke ni denove skribu kaj persiste klopodu pri tiu rendevuo. Li pretas helpi en la afero. Nia delegacio respondis poste al prilingvaj demandoj de Pierre Forgues kaj de lia parlamenta helpantino. Axel Rousseau montras la riĉecon de nia vortprovizo dank’al aglutina sistemo. Li respondas al demando pri risko de dialektiĝo de Esperanto kaj substrekas samtempan konstantecon kaj evoluon de nia lingvo. Tial ĉiuj interkompreniĝas en niaj aranĝoj.
Li ankaŭ substrekas la disvastiĝon de Esperanto per la reto, rimedo tre uzata ĉe esperantistoj. Claude Longue-Épée aldonas, ke ni absolute ne deziras trudon de Esperanto al ĉiuj kaj kontraŭ la ceteraj lingvoj (Li cetere parolas la Pikardan lingvon kaj aprezas, ke Pierre Forgues interesiĝas pri gaskona. Pierre Forgues respondas, ke iu el liaj kolegoj de SP perfekte parolas la Pikardan), sed ke ni petas lojalan esploradon pri Esperanto kaj eksperimentadon en kelkaj kolegioj kaj liceoj. Li substrekis antaŭe ke ni ne havus la necesajn fortojn por tion fari grandskale.
Claude Longue-Épée donas al Pierre Forgues informilojn de "Espéranto-France", libron, la du lastajn numerojn de "Le Monde de l’Espéranto", kaj klarigas pri tri aliaj tekstoj, kiujn li donas : "Ĉarto-n de Grezijono", peticion al eŭropaj deputitoj kaj deklaracion de EEU. Muriel bedaŭras, ke ni ne donis la tekstojn ankaŭ en Esperanto kaj Pierre Forgues deziris aŭdi ion en Esperanto. Estas interkonsentite, ke ni interinformu per retmesaĝoj, pri kiuj Muriel zorgas.
Cher camarade, Kara Kamarado,
Je viens de prendre connaissance de ton message et j’y réponds. Mi jxus eksciis pri via mesagxo kaj tuj respondas al vi.
Je viens de participer au congrès de SAT qui a lieu à Antony et j’envisage de créer un groupe socialiste en son sein. Mi jxus partoprenis en SAT-Kongreso okazinta en Antony kaj intencas krei gxiasine socialistan Frakcion. Serais-tu partant pour le faire ? Cxu vi akceptus kunfari ? Je suis membre de la section d’Orly du PS. Mi membras en SP-sekcio de Orlio.
Fratece via, Vincent Charlot retadreso : vincent.charlot@noos.fr
Service de presse - septembre 2005 Conseil Général du PAS-DE-CALAIS : VOEU RELATIF AU DEVELOPPEMENT DE L’ETUDE DE L’ESPERANTO
Lors de sa session du lundi 20 juin 2005, le Conseil Général du PAS-DE-CALAIS a approuvé le voeu suivant : VOEU RELATIF AU DEVELOPPEMENT DE L’ETUDE DE L’ESPERANTO
Constatant la progression de la langue internationale espéranto sur le plan de la culture, de la littérature, des relations internationales et sa contribution à la promotion de la paix notamment dans le cadre des relations officielles entre l’Unesco et l’Association Mondiale de l’Espéranto,
Considérant les recommandations faites lors du centenaire du 1° Congrès d’espéranto de Boulogne-sur-Mer du 29 mars 2005 à savoir :
poursuivre et intensifier les actions dans le domaine des relations internationales entre les individus, entre les peuples et entre les Etats ainsi que des relations dans les organisations internationales et transnationales, lutter contre le danger d’hégémonie et de discrimination favorisant une langue nationale, dans le but de protéger la diversité et l’égalité des droits des langues et des cultures, dans le respect des droits et des devoirs des citoyens relatifs à la communication, poursuivre les efforts, en considération des difficultés rencontrées dans la situation linguistique actuelle de l’Union Européenne, en vue de contribuer à une communication neutre et non discriminatoire lors de manifestations et au sein d’organisations multilingues, coopérer avec les organisations de défense des langues dans le but constant et fondamental de préserver la diversité et l’égalité des droits, utiliser l’espéranto pour faciliter et enrichir la connaissance du monde par les contacts personnels et le tourisme, utiliser l’espéranto pour faciliter et enrichir les relations entre les villes jumelées et leurs citoyens ainsi que les universités jumelées et leurs étudiants, mettre à profit toutes les nouvelles technologies de l’information et de la communication en particulier Internet.
Les conseillers généraux soussignés approuvent ces objectifs et demandent aux pouvoirs publics d’aider au développement de la langue espéranto outil de rapprochement et de paix entre les individus et les peuples.
Frédéric CUVILLIER, Roland HUGUET Président, Claude ALLAN, Jean-Marie BARBIER, Jean-Pierre CORBISEZ, Jean-Jacques COTTEL, Jean-Louis COTTIGNY, Michel DAGBERT, Jean-Pierre DEFONTAINE, Alain DELANNOY, Guy DELCOURT, Jean-Pierre DEFLEURY, Charles DEPOORTER, Jean-Michel DESSAILLY, Dominique DUPILET, Laurent DUPORGE, Odette DURIEZ, Alain FAUQUET, Raymond GAQUERE, Thérèse GUILBERT, Martial HERBERT, Didier HIEL, Jean-Marie KRAJEWSKY, Marie-Paule LEDENT, Michel LEFAIT, Alain LEFEBVRE, Jean-Claude LEROY, Maurice LOUF, Daniel MACIEJASZ, Olivier MAJEWICZ, Alain MEQUIGNON, Pierre MOREAU, Alian OGUER, Julien OLIVIER, Serge PERON, Jean-Marie PICQUE, Hervé POHER, Claude PRUDHOMME, Fabien PRUVOT, Françoise ROSSIGNOL, André SEGARD, Michel VANCAILLE, Philippe VASSEUR, Jacque VILLEDARY, Alain WACHEUX et Jean Wallon, (membres du groupe socialiste et apparentés — 46 conseillers parmi les 75 du CG.62)